{"id":84,"date":"2024-05-31T16:29:04","date_gmt":"2024-05-31T14:29:04","guid":{"rendered":"https:\/\/www.roazhon.net\/?p=84"},"modified":"2024-05-31T16:29:04","modified_gmt":"2024-05-31T14:29:04","slug":"quel-avenir-pour-la-mythique-rue-de-la-soif-a-rennes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.roazhon.net\/index.php\/2024\/05\/31\/quel-avenir-pour-la-mythique-rue-de-la-soif-a-rennes\/","title":{"rendered":"Quel avenir pour la mythique rue de la Soif \u00e0 Rennes ?"},"content":{"rendered":"<p><strong>C\u2019est la rue la plus connue de Rennes (Ille-et-Vilaine) et elle est toujours l\u2019\u00e9picentre des sorties \u00e9tudiantes. Mais apr\u00e8s un \u00e2ge d\u2019or dans les ann\u00e9es 1990-2000, la rue Saint-Michel renvoie aujourd\u2019hui l\u2019image d\u2019une rue sur le d\u00e9clin, qu\u2019esp\u00e8re enrayer le vaste plan de r\u00e9novation d\u2019immeubles port\u00e9 par la Ville. De quoi redonner un nouvel \u00e9lan \u00e0 cette rue s\u00e9culaire de la capitale bretonne ?<\/strong><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-78\" src=\"https:\/\/www.roazhon.net\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/RdS1-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"700\" height=\"466\" srcset=\"https:\/\/www.roazhon.net\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/RdS1-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.roazhon.net\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/RdS1.jpg 700w\" sizes=\"auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px\" \/><\/p>\n<p>Une fois la nuit tomb\u00e9e, ce sont les 87 m\u00e8tres les plus longs \u00e0 traverser de Rennes. Une exp\u00e9dition recommand\u00e9e aux \u00e9tudiants exp\u00e9riment\u00e9s. Il faut slalomer entre les corps qui s\u2019agglutinent. Se contorsionner pour \u00e9viter une douche \u00e0 la bi\u00e8re. Tout en luttant \u00e0 chaque pas pour d\u00e9coller ses pieds de pav\u00e9s arros\u00e9s d\u2019alcool, puisqu\u2019il para\u00eet qu\u2019elle a soif cette rue Saint-Michel.<\/p>\n<p>Vu comme \u00e7a, difficile d\u2019imaginer qu\u2019elle est (de loin) la rue la plus connue de Rennes (Ille-et-Vilaine). Une r\u00e9putation qui d\u00e9passe largement la capitale des Bretons. \u00a0\u00bb En Italie, on a rencontr\u00e9 des Anglais qui nous parlaient de la rue de la Soif de Rennes\u00a0\u00bb, racontent Thomas et Kaelig, deux \u00e9tudiants attabl\u00e9s \u00e0 l\u2019entr\u00e9e de la rue. \u00ab\u00a0C\u2019est comme un monument\u00a0\u00bb, l\u00e2che m\u00eame plus loin, une bande d\u2019amis.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-79\" src=\"https:\/\/www.roazhon.net\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/RdS2-300x196.jpg\" alt=\"\" width=\"700\" height=\"457\" srcset=\"https:\/\/www.roazhon.net\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/RdS2-300x196.jpg 300w, https:\/\/www.roazhon.net\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/RdS2.jpg 700w\" sizes=\"auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px\" \/><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Quand nous organisons des visites historiques du centre-ville, il arrive r\u00e9guli\u00e8rement qu\u2019on nous demande d\u2019aller y faire un d\u00e9tour\u00a0\u00bb, sourit Philippe Bohuon, guide conf\u00e9rencier \u00e0 Destination Rennes. Il faut dire qu\u2019elle est belle aussi, cette rue avec ses immeubles \u00e0 pans de bois, tous ant\u00e9rieurs \u00e0 la R\u00e9volution fran\u00e7aise.<\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\">L\u2019arriv\u00e9e massive des bars s\u2019est faite entre la fin des ann\u00e9es 1980 et le d\u00e9but des ann\u00e9es 1990.<\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\">\u2014 Philippe Bohuon, guide conf\u00e9rencier \u00e0 Destination Rennes<\/p>\n<p><strong>Un troquet tous les sept m\u00e8tres<\/strong><br \/>\nAu Moyen-\u00c2ge, elle \u00e9tait une des portes d\u2019entr\u00e9e de la ville fortifi\u00e9e. \u00ab\u00a0C\u2019\u00e9tait une rue commer\u00e7ante, de nombreux visiteurs passaient par l\u00e0. Il y avait d\u00e9j\u00e0 une vie nocturne avec des auberges et des h\u00f4tels\u00a0\u00bb, raconte le guide conf\u00e9rencier. La petite histoire dit que Moli\u00e8re s\u2019y serait repr\u00e9sent\u00e9.<\/p>\n<p>Son titre de premi\u00e8re rue des bars de France n\u2019est pas usurp\u00e9. Il y a quelques ann\u00e9es, un informaticien sp\u00e9cialiste des donn\u00e9es (Rennais forc\u00e9ment) avait calcul\u00e9 qu\u2019avec un troquet tous les sept m\u00e8tres, la rue Saint-Michel est celle qui compte la plus forte concentration de bistrots au m\u00e8tre carr\u00e9 en France.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-80\" src=\"https:\/\/www.roazhon.net\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/Rds3-300x198.jpg\" alt=\"\" width=\"700\" height=\"462\" srcset=\"https:\/\/www.roazhon.net\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/Rds3-300x198.jpg 300w, https:\/\/www.roazhon.net\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/Rds3.jpg 700w\" sizes=\"auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px\" \/><\/p>\n<p>Cela n\u2019a pas toujours \u00e9t\u00e9 le cas. \u00ab\u00a0Dans les ann\u00e9es 1960, 1970 et 1980, elle comptait des commerces diversifi\u00e9s : horloger, boutique de souvenir, restaurants\u2026 L\u2019arriv\u00e9e massive des bars s\u2019est faite progressivement entre la fin des ann\u00e9es 1980 et le d\u00e9but des ann\u00e9es 1990\u00a0\u00bb, raconte Philippe Bohuon.<\/p>\n<p><strong>Avant la rue Saint-Michel, la rue de Saint-Malo<\/strong><br \/>\nJacques Ars, l\u2019historique patron de la Bernique Hurlante ou du Tutti Frutti, se souvient de l\u2019\u00e9poque o\u00f9 c\u2019est la rue de Saint-Malo, de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 de la place Sainte-Anne, qu\u2019on appelait \u00ab\u00a0rue de la soif\u00a0\u00bb : \u00ab\u00a0Il y avait huit bars. Cette partie du quartier \u00e9tait un peu \u00e0 l\u2019abandon, du coup on pouvait faire la fiesta un peu tout le temps, sans g\u00eaner personne, puisque les habitants \u00e9taient partis.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Il date l\u2019apog\u00e9e de la rue de Saint-Malo \u00ab\u00a0entre 1986 et 1990. Avant, les gens ne sortaient pas beaucoup le soir. Puis avec l\u2019arriv\u00e9e de nouveaux \u00e9tudiants, les mentalit\u00e9s ont commenc\u00e9 \u00e0 changer. Cela co\u00efncide avec l\u2019\u00e9mergence de la sc\u00e8ne rock et le d\u00e9but des Trans Musicales.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-81\" src=\"https:\/\/www.roazhon.net\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/RdS4-300x199.jpg\" alt=\"\" width=\"700\" height=\"464\" srcset=\"https:\/\/www.roazhon.net\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/RdS4-300x199.jpg 300w, https:\/\/www.roazhon.net\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/RdS4.jpg 700w\" sizes=\"auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px\" \/><\/p>\n<p>Au tournant des ann\u00e9es 1990, la client\u00e8le noctambule s\u2019est progressivement d\u00e9plac\u00e9e \u00e0 quelques centaines de m\u00e8tres en contrebas, rue Saint-Michel. \u00ab\u00a0\u00c0 cette \u00e9poque, une nouvelle l\u00e9gislation a \u00e9t\u00e9 mise en place qui permettait de d\u00e9m\u00e9nager beaucoup plus facilement une licence (n\u00e9cessaire pour ouvrir un d\u00e9bit de boissons), explique Jacques Ars. Il y avait des commerces \u00e0 prendre rue Saint-Michel et les nouveaux acqu\u00e9reurs les ont transform\u00e9s en bistrots. C\u2019\u00e9tait plus pr\u00e8s des Lices et du reste de la vie nocturne et \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque, la rue de Saint-Malo \u00e9tait un peu cach\u00e9e par des travaux.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Philippe Herfray, patron du Petit-Bar, place Sainte-Anne, pendant trente ans, ajoute : \u00ab\u00a0Il y a eu une tol\u00e9rance de la mairie pour laisser s\u2019implanter des licences. Je pense que pour les autorit\u00e9s, dans un certain sens, c\u2019est pratique de savoir o\u00f9 les rassemblements festifs vont se terminer.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><strong>Des soir\u00e9es qui terminent en bataille rang\u00e9e avec les CRS<\/strong><br \/>\nAu d\u00e9but des ann\u00e9es 2000, tous les jeudis, des milliers d\u2019\u00e9tudiants se retrouvaient dans le secteur Sainte-Anne, Saint-Michel, place des Lices. Des soir\u00e9es qui se terminaient, au petit matin, en bataille rang\u00e9e avec les compagnies de CRS. Et pour les derniers f\u00eatards, par une douche offerte par le canon \u00e0 eau des forces de l\u2019ordre. Bernadette Malgorn, la pr\u00e9f\u00e8te de l\u2019\u00e9poque, y voyait alors \u00ab\u00a0une bonne mani\u00e8re de faire l\u2019instruction des premi\u00e8res ann\u00e9es\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Pour Jean-Marie Goater, ancien patron de bar dans le centre-ville : \u00ab\u00a0La pr\u00e9f\u00e8te a voulu fracasser la rue Saint-Michel. Mais elle reste un lieu de p\u00e8lerinage pour les \u00e9tudiants. C\u2019est central, c\u2019est facile d\u2019acc\u00e8s et on y trouve toujours la pinte de bi\u00e8re la moins ch\u00e8re de Rennes.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Dix minutes \u00e0 discuter dans la rue avec des \u00e9tudiants suffisent \u00e0 le confirmer. Elle reste l\u2019\u00e9picentre des sorties de fin de semaine, \u00ab\u00a0pour l\u2019ambiance, l\u2019alcool pas cher, on se retrouve entre \u00e9tudiants des diff\u00e9rentes \u00e9coles, tu sais que tu vas croiser du monde, tous les bars sont concentr\u00e9s\u00a0\u00bb, r\u00e9sument Corentin et Priscille, \u00e9tudiants en \u00e9cole de kin\u00e9, attabl\u00e9s au Melting-Pot.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-82\" src=\"https:\/\/www.roazhon.net\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/Rds5-300x199.jpg\" alt=\"\" width=\"700\" height=\"464\" srcset=\"https:\/\/www.roazhon.net\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/Rds5-300x199.jpg 300w, https:\/\/www.roazhon.net\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/Rds5.jpg 700w\" sizes=\"auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px\" \/><\/p>\n<p>Mais cette \u00e9poque de r\u00e9pression a marqu\u00e9 la fin d\u2019une forme d\u2019apog\u00e9e. Depuis une quinzaine d\u2019ann\u00e9es, la Ville a us\u00e9 plusieurs fois de son droit de pr\u00e9emption pour racheter des immeubles qui h\u00e9bergeaient de mythiques bistrots (le 1929 en 2009, l\u2019Aeternam, le Barantic et le Madison en 2021\u2026).<\/p>\n<p>Au point que d\u00e9sormais, 48 % des pas-de-porte appartiennent \u00e0 Territoires publics, l\u2019am\u00e9nageur de Rennes m\u00e9tropole, qui r\u00e9nove les immeubles et loue les rez-de-chauss\u00e9e aux commer\u00e7ants.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e2ge d\u2019or des bars de la rue de la Saint-Michel a amen\u00e9 son lot de casse. \u00ab\u00a0\u00c0 cette \u00e9poque, les b\u00e2timents de France \u00e9taient attentifs \u00e0 l\u2019aspect ext\u00e9rieur des immeubles, mais un peu moins regardant sur ce qui pouvait \u00eatre fait \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur, explique Philippe Bohuon, guide conf\u00e9rencier \u00e0 Destination Rennes. Les structures commerciales \u00e9taient petites, alors pour gagner de la place et ajouter quelques tables, des propri\u00e9taires ont parfois cass\u00e9 des chemin\u00e9es du XVIe ou XVIIe si\u00e8cle au rez-de-chauss\u00e9e. Mais ces chemin\u00e9es soutenaient le premier et le deuxi\u00e8me \u00e9tage et vingt ans plus tard, les immeubles ont des probl\u00e8mes de structure.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><strong>Ce n\u2019est pas \u00e9vident d\u2019y investir<\/strong><br \/>\nUne situation qui rend la rue moins attirante pour les patrons qui souhaiteraient s\u2019y installer. \u00ab\u00a0Ce n\u2019est pas \u00e9vident d\u2019y investir, estime Jean-Marie Goater. Les lieux sont assez d\u00e9grad\u00e9s, pas toujours aux normes et il y a des probl\u00e8mes de s\u00e9curit\u00e9.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-83\" src=\"https:\/\/www.roazhon.net\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/RdS6-300x225.jpg\" alt=\"\" width=\"700\" height=\"525\" srcset=\"https:\/\/www.roazhon.net\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/RdS6-300x225.jpg 300w, https:\/\/www.roazhon.net\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/RdS6.jpg 700w\" sizes=\"auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px\" \/><\/p>\n<p>Ce qui n\u2019aide pas Soizig Le Guillou, patronne du Melting-pot depuis plus de 25 ans. Elle cherche \u00e0 c\u00e9der son bar depuis 2022, mais ne trouve pas de repreneurs. \u00ab\u00a0Pour faire des kebabs ou des tacos, il y a des acheteurs, mais je veux que cela reste un bar\u00a0\u00bb, pr\u00e9cise-t-elle entre deux bouff\u00e9es de cigarette, sur le perron de son bar.<\/p>\n<p>Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, elle dit avoir vu l\u2019ambiance \u00ab\u00a0se d\u00e9grader\u00a0\u00bb, \u00e0 cause notamment, selon ses dires, de bars pas tr\u00e8s regardants sur divers trafics qui pourraient s\u2019y tenir. Pour la patronne, moins de bars mais des \u00e9tablissements plus \u00ab\u00a0sains\u00a0\u00bb permettraient de redorer l\u2019image de la rue.<\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\">Il faut compter environ sept ans et un million d\u2019euros par immeuble<\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\">\u2014 M\u00e9lanie Barchino, charg\u00e9e du projet de r\u00e9novation du centre-ancien<\/p>\n<p>C\u2019est justement l\u2019objectif affich\u00e9 de la Ville, qui annon\u00e7ait il y a deux ans vouloir \u00ab\u00a0limiter les activit\u00e9s commerciales de soir\u00e9e pour proposer des activit\u00e9s diurnes dans la rue Saint-Michel\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Pour attirer ces nouveaux commerces, la municipalit\u00e9 compte sur son vaste plan de r\u00e9novation du centre ancien. Le chantier a en r\u00e9alit\u00e9 commenc\u00e9 depuis 2011. Sur les 36 immeubles que compte la rue Saint-Michel, quatorze ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 r\u00e9habilit\u00e9s. Mais cela ne se voit pas forc\u00e9ment de l\u2019ext\u00e9rieur.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0C\u2019est une rue \u00e9troite, on ne l\u00e8ve pas la t\u00eate\u00a0\u00bb, conc\u00e8de M\u00e9lanie Barchino, qui pilote le projet de r\u00e9novation du centre ancien, et \u00ab\u00a0le but n\u2019est pas de faire du beau, mais de r\u00e9nover la structure, les r\u00e9seaux, mettre les logements aux normes\u2026\u00a0\u00bb Certaines fa\u00e7ades ne sont m\u00eame pas r\u00e9nov\u00e9es. Un choix des propri\u00e9taires pour faire des \u00e9conomies.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-77\" src=\"https:\/\/www.roazhon.net\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/Rds7-300x225.jpg\" alt=\"\" width=\"700\" height=\"525\" srcset=\"https:\/\/www.roazhon.net\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/Rds7-300x225.jpg 300w, https:\/\/www.roazhon.net\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/Rds7.jpg 700w\" sizes=\"auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px\" \/><\/p>\n<p>Des \u00e9tudes sont plus ou moins avanc\u00e9es pour dix-huit autres immeubles, et quatre sont en chantier. Les \u00e9chafaudages seront ainsi enlev\u00e9s d\u2019ici la fin de l\u2019ann\u00e9e devant l\u2019ancien bar Le Madison. Mais d\u2019autres seront r\u00e9install\u00e9s ailleurs, car la r\u00e9novation compl\u00e8te de la rue durera encore de nombreuses ann\u00e9es.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Le processus est long, il faut inciter, voire contraindre les propri\u00e9taires, explique M\u00e9lanie Barchino. Il faut compter environ sept ans et un million d\u2019euros par immeuble.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Le prix \u00e0 payer pour donner un \u00ab\u00a0nouvel \u00e9lan\u00a0\u00bb \u00e0 cette rue mythique de Rennes. Et la directrice de se projeter : \u00ab\u00a0On veut en faire un espace de mixit\u00e9, \u00e0 la fois de logements et de commerces, avec des \u00e9tablissements de jour, tout en gardant l\u2019identit\u00e9 festive de cette rue. Une rue que les habitants se r\u00e9approprient aussi\u00a0\u00bb. En attendant, \u00ab\u00a0on est dans une phase interm\u00e9diaire, avec des travaux, des nuisances, et les \u00e9chafaudages seront l\u00e0 encore plusieurs ann\u00e9es.\u00a0\u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>C\u2019est la rue la plus connue de Rennes (Ille-et-Vilaine) et elle est toujours l\u2019\u00e9picentre des sorties \u00e9tudiantes. 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